
Alice Linares - Orthophoniste à Montauban de Bretagne
Rencontre avec une jeune administratrice de la CPTS
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« Un hôpital de proximité ne peut pas être une entité auto centrée. Il doit travailler avec l’ensemble des acteurs du territoire. »
1. Pouvez-vous présenter votre rôle et ce que représente, pour vous, le lien entre l’hôpital et la CPTS ?
Le travail de proximité et l’animation du réseau font partie de l’ADN d’un directeur d’établissement de proximité. L’hôpital ne peut pas se limiter à ce qui se passe entre ses murs : ses patients viennent de l’ensemble du territoire et leur prise en charge doit être cohérente avec leur parcours de santé. Cela suppose de travailler avec les acteurs qui interviennent, de près ou de loin, dans le domaine de la santé.
L’hôpital est un effecteur de soins, tandis que la CPTS est un organisme de coordination. Nos rôles sont différents, mais complémentaires.
2. Quels sont, selon vous, les principaux enjeux de santé sur le territoire de Brocéliande ?
Le vieillissement de la population constitue un enjeu important, notamment au regard de la place qu’occuperont les personnes âgées parmi les patients du territoire. La prévention est également un sujet majeur : il faut agir collectivement dès maintenant pour prévenir les conséquences du vieillissement et de la dépendance.
Cela nécessite de mettre en cohérence les professionnels libéraux de premier recours, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux.
L’accès aux soins spécialisés est un autre enjeu, notamment pour les personnes atteintes de maladies chroniques comme le diabète ou l’insuffisance cardiaque. Avec le CHU, nous pouvons aussi jouer un rôle de facilitateur pour permettre aux spécialistes de se déplacer sur le territoire.
3. Quel projet de la CPTS vous paraît particulièrement représentatif de son rôle ?
Le projet autour du refus scolaire anxieux me paraît particulièrement intéressant. C’est une problématique qui sort du champ habituel de l’hôpital.
La CPTS peut proposer une action ciblée auprès d’un public spécifique, autour d’une difficulté parfois méconnue et peu visible. C’est aussi son rôle de soutenir, de financer et de valoriser des initiatives qui, autrement, risqueraient de rester dans l’ombre.
4. Qu’est-ce qui distingue la CPTS de Brocéliande et peut favoriser la mobilisation des professionnels ?
La CPTS de Brocéliande se caractérise notamment par un investissement important de la communauté médicale, et particulièrement des médecins. Elle s’inscrit aussi dans un territoire historiquement dynamique sur les questions de santé, avec des professionnels qui ont toujours été portés vers des projets novateurs.
Pour fédérer davantage de professionnels, je pense que le principal moteur reste l’action. Il faut sortir des concepts et parvenir à mettre en œuvre des projets concrets, avec des résultats et des indicateurs de réussite. Les professionnels de santé ont une approche pragmatique : ils ont besoin de voir que les actions fonctionnent.
5. Quel message souhaitez vous adresser aux professionnels qui hésitent encore à rejoindre la CPTS ?
Je parlerais du sérieux des actions, de l’engagement des personnes et de la très bonne ambiance qui règne au sein de la CPTS. Dans une organisation, il pourrait rapidement y avoir des sources de conflit, mais ce n’est pas ce que j’observe ici.
Noémie, la directrice, fédère beaucoup autour d’elle par son implication, son sérieux et son engagement. On arrive à travailler ensemble et à faire des choses concrètes. Et puis, il faut le reconnaître, les buffets sont excellents !

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