Parcours Safe : Mathilde Goiset

𝘔𝘢𝘵𝘩𝘪𝘭𝘥𝘦 𝘎𝘰𝘪𝘴𝘦𝘵, 𝘶𝘯 𝘧𝘪𝘭 𝘳𝘰𝘶𝘨𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘢𝘤𝘤𝘰𝘮𝘱𝘢𝘨𝘯𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘫𝘦𝘶𝘯𝘦𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘱𝘢𝘳𝘤𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘚𝘈𝘍𝘌

Nouvellement arrivée au sein du projet SAFE, Mathilde rejoint la CPTS de Brocéliande en qualité de chargé d’accompagnement et de coordination territoriale au service des jeunes confrontés au refus scolaire anxieux. À la croisée de l’accompagnement individuel et de l’animation d’un projet collectif, Mathilde assurera la mise en œuvre du parcours SAFE. Son approche : partir des besoins de chacun pour construire des réponses adaptées, dans un esprit de prévention, d’écoute et de coopération.

𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐒𝐀𝐅𝐄 ?

J’ai deux missions complémentaires. La première consiste à accompagner concrètement les jeunes dans le parcours SAFE et à participer à la finalisation de sa mise en œuvre. La seconde concerne la coordination territoriale : il s’agit de mettre en lien les acteurs du territoire pour construire des réponses cohérentes aux enjeux de santé et de bien-être.

𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐳 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞́ 𝐚𝐮𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝’𝐚𝐝𝐨𝐥𝐞𝐬𝐜𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐚𝐝𝐮𝐥𝐭𝐞𝐬. 𝐐𝐮’𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ?

Ce qui m’intéresse avant tout, c’est l’humain, son développement et son bien-être. Je pense que chacun doit pouvoir trouver sa place et avancer à son rythme, même lorsqu’il traverse une période difficile.

J’aime voir l’accompagnement comme une béquille : on apporte un soutien à un moment où une personne en a besoin, pour lui permettre ensuite de poursuivre son chemin avec davantage d’autonomie. L’objectif est de l’aider à trouver ses propres ressources, sans faire à sa place.

𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐒𝐀𝐅𝐄 ?

J’ai été attirée par son approche innovante et par sa volonté de faire travailler ensemble des acteurs qui n’ont pas toujours l’occasion de se rencontrer. Associer les dimensions éducative, sociale et sanitaire me semble essentiel pour mieux accompagner les jeunes.

Ce qui m’intéresse, c’est précisément cette volonté de sortir des approches cloisonnées pour construire une réponse collective, centrée sur les besoins des jeunes et de leurs familles.

𝐂𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐞 𝐝𝐞́𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐫𝐚 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ?

Je serai un peu le « fil rouge » du parcours. Mon rôle n’est pas d’être au premier plan, mais de faciliter les rencontres entre les jeunes et les professionnels qui animent les différentes activités, tout en restant un repère pour chacun.

Cela pourra passer par l’accompagnement des jeunes dans leurs déplacements, les temps d’échange informels, la coordination des activités et les liens avec les professionnels concernés. L’enjeu sera aussi de faire circuler les informations utiles, dans le respect de chacun, pour assurer une continuité dans l’accompagnement.

𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 ?

Les besoins en matière de santé et de prévention ne sont pas les mêmes partout. Selon son lieu de vie, chacun ne bénéficie pas des mêmes possibilités d’accès aux soins, aux activités ou à l’information.

Je trouve intéressant qu’un territoire comme celui de Brocéliande permette de construire des projets avec des acteurs variés et de créer de nouvelles collaborations. La CPTS contribue à cette dynamique en facilitant les liens entre les professionnels. Et cette coopération peut aussi ouvrir des possibilités nouvelles pour les jeunes et leurs familles. 

Pour Mathilde, l’essentiel est là : créer du lien, adapter l’accompagnement aux besoins de chacun et permettre aux jeunes de trouver progressivement leurs propres ressources.

Publié le

Lire un autre article