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« S'impliquer à la CPTS, ce n'est jamais du temps perdu — ça ne peut être qu'un plus dans nos pratiques professionnelles. »
Alice Linares, orthophoniste à Montauban-de-Bretagne, membre administratrice de la CPTS de Brocéliande
Portrait : Alice Linares, orthophoniste
1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots : votre parcours, votre rôle et vos fonctions ?
Je suis orthophoniste à Montauban-de-Bretagne, au sein du cabinet Ty du, aux côtés de trois autres orthophonistes et d'une psychologue. Professionnelle depuis 2021, j'ai rejoint le bureau de la MSP Mikadope il y a un an, en 2025.
2. Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous investir comme membre administratrice de la CPTS de Brocéliande ?
Pour moi, la CPTS, c'est une grande richesse : le témoin d'une activité de santé dynamique sur le territoire, une opportunité de faire converger nos travaux pour plus d'efficacité, et un bénéfice en termes de ressources fiables pour les usagers. Concrètement, c'est l'idée que travailler ensemble fait sens pour les acteurs du territoire — bien au-delà du travail que je peux mener seule, dans mon petit cabinet.
3. En quoi votre regard de professionnelle apporte-t-il une valeur particulière à la CPTS ?
Dans ma pratique, je vois des patients dont les difficultés ne relèvent pas uniquement de l'orthophonie. C'est pour cela que je trouve précieux de me mettre en lien avec d'autres professionnels — notamment autour de la prévention, pour permettre un travail en amont, avec des patients plus sensibilisés, plus autonomes, plus conscients des enjeux de santé.
Je suis également pour le moment, l'unique orthophoniste en qualité d'administratrice, et c'est pour moi important de pouvoir « représenter la profession ».
Ce qui caractérise notre territoire, c'est aussi sa mixité : un monde rural et la proximité rennaise qui cohabitent, avec des réalités sociales et économiques très différentes d'un bout à l'autre. Je constate que l'information n'atteint pas toujours toutes les populations par les canaux classiques. C'est un vrai enjeu pour moi : développer des actions d'« aller-vers », pour toucher directement les publics qui ne se déplacent pas ou ne se renseignent pas via les réseaux habituels — jusque, pourquoi pas, sur les lieux de travail.
4. Quel projet ou quelle dynamique de la CPTS vous tient particulièrement à cœur, et pourquoi ?
Ce qui me tient à cœur, c'est cette capacité à fédérer — les professionnels entre eux, mais aussi la population, autour de la connaissance et de la sensibilisation aux enjeux de santé.
5. Quel message aimeriez-vous adresser aux professionnels ou partenaires qui hésitent encore à s'impliquer dans la CPTS ?
Le principal frein, je pense, c'est le manque de temps : nos métiers demandent toujours plus, et il ne reste parfois plus l'énergie à donner ailleurs. Mais il ne faut pas hésiter ! S'impliquer à la CPTS, ce n'est jamais du temps perdu ; ça ne peut être qu'un plus dans nos pratiques professionnelles.